La bienveillance éducative, mon petit mode d’emploi contre les violences éducatives

Bonjour !

Il y a bien longtemps que je n’ai plus écrit, par manque de temps, d’envie, de sujet à partager et aussi parce que je me suis centrée sur beaucoup d’autres projets.

Je voulais aujourd’hui partager avec vous un sujet qui compte énormément pour moi : la bienveillance éducative.

La bienveillance éducative ? Qu’est-ce que c’est ? 

Pour moi, c’est avant tout un ensemble de petites choses, de petites attentions et de respect du petit être qu’est l’enfant.

Etre un enfant, c’est important. Grandir, apprendre, découvrir, partager et aimer, voici les petites choses qui animent leur quotidien. Les enfants se construisent chaque jour à travers leurs apprentissages et l’exemple que nous leur donnons.

Je me suis souvent demandé quelle mère je serai le jour venu. Je m’imaginais plutôt autoritaire, assez rigide et pourtant tellement aimante. Je me suis plantée, en beauté ! Je suis une maman aimante mais attentionnée, attentive et qui adore le partage.

Alors naturellement, je me suis tournée vers une éducation bienveillante et positive :

  • Je ne rabaisse pas mes enfants : je ne leur dis pas qu’ils sont maladroits, nuls, paresseux, voire désagréables. Je déteste ces mots et je n’aimerais pas du tout qu’on les emploie en parlant de moi ! Pourquoi le ferais-je en parlant de mon enfant ? Parce qu’il m’énerve ? Parce qu’il est borné, énervant, désagréable et maladroit ? Je remplace ces petites expressions assassines et qui rabaissent au possible l’enfant, ébranlant sa confiance en lui, ce qui le caractérise et l’aide à avancer par des petits conseils constructifs tels que : « Et si nous ramassions ce qui est tombé et que nous réfléchissions ensemble au meilleur moyen de ne plus le faire tomber ? » Ces phrases encouragent l’enfant à se dépasser. OH EVIDEMMENT des fois je suis à bout de nerfs et fatiguée et mon impatience me pousse à être un peu moins tendre… alors je présente mes excuses à mes enfants ! Personne n’est parfait et s’excuser est important. Si vous saviez comme je suis agacée d’entendre des personnes de mon entourage brusquer leurs enfants (ou parfois les miens) !
  • Je respecte leurs émotions. Etre fatigué, en colère, heureux, euphorique, déçu, triste ou même amoureux sont des émotions que nos petites têtes blondes ne maîtrisent pas du tout (nous non plus d’ailleurs mais on est nettement moins mignons quand on se roule par terre, avouons le). Les aider, les écouter et les accompagner sans les juger est important à mes yeux. Au contraire, j’aime que mes enfants expriment leurs émotions en les vivant intensément, en se respectant. Refouler un sentiment c’est accepter de l’oublier… et passer peut-être à côté d’une chose importante !
  • Je n’ignore pas les appels de mes enfants, même quand j’en ai ras le bol. Soyons honnêtes, les enfants ont toujours 10 000 raisons de prononcer ce mot que nous attendions tant : « maman », « papa »… et parfois ça peut nous fatiguer… parce que nous n’avons pas envie de répondre, sommes occupés, sommes fatigués… bref autant d’excuses que les adultes se donnent pour ignorer un enfant. Ces mêmes adultes qui trépigneraient et crieraient au manque de respect si un autre adulte leur tournait le dos lorsqu’il s’adresse à ce dernier. OUI OUI l’adulte… cette personne qui sait et impose.  Alors si mon enfant m’appelle, je choisis de répondre à sa demande !
  • J’évite le chantage : Le chantage, c’est brutal. « Si tu ne poses pas ta tétine, tu vas avoir les dents de travers et comme tu es un bébé, tu n’auras pas de dessert… » … ok… Donc comme tu es légèrement intolérant aux besoins de ton enfant, tu n’auras pas mon respect, ok ? Bon, je l’admets, j’exagère ! Mais le chantage, c’est moche… « si tu es sage, tu auras des bonbons », « si tu ne viens pas avec moi, je vais me fâcher tout rouge »… mouais… excusez-moi… cf. points précédents, je préfère les écouter et les respecter.
  • Je ne dis jamais à mes enfants que ce sont des bébés : oui oui les enfants sont fiers de grandir et être un bébé c’est un peu la honte dans la cour d’école… et ce qui traverse l’esprit de l’enfant, c’est « je suis un bébé, maman l’a dit, je ne suis pas si bien alors… elle a raison, mais les autres ne m’aimeront pas »… Oui les enfants souffrent des mots qui les rabaissent (cf. premier point sur le fait de rabaisser son enfant).
  • Je lui donne confiance en lui : OUI ! J’aime l’idée que mes enfants sachent qu’ils ne sont pas parfaits mais que je les aime tels qu’ils sont ! Mon grand a un caractère assez fort et le petit suit le même chemin… mais ils sont géniaux mes enfants ! Je les encourage à être eux-mêmes, à vivre sincèrement en acceptant !
  • Le moment présent : Le bonheur, c’est maintenant, pas demain et j’aime rendre mes enfants heureux car l’instant qui vient de passer ne sera plus jamais.
  • Education bienveillante mais limites quand même : Mes enfants ne font pas tout ce qu’ils veulent (même si mon entourage pense que si, mais pour le coup, je les laisse à leurs idées et ça m’indiffère). Ils doivent respecter les autres et être polis. C’est le minimum que je leur demande ! On ne manque pas de respect à autrui et pour que nos chérubins soient respectueux, l’être envers eux et envers les autres est PRIMORDIAL.
  • Je montre l’exemple : Comment dire à un enfant de ne pas taper quand on tape ? De ne pas crier en criant sur lui ? De ne pas être sans arrêt sur un écran quand on l’est nous-mêmes ? Voilà voilà… vous êtes l’idôle de votre enfant, son monde, son dieu, alors faites-en bon usage de tout cet amour !
  • Je leur dis BRAVO ! Je relève le positif et les aide à affronter le négatif pour en faire quelque chose de constructif. Pas toujours facile, je l’admets, en particulier quand ton aîné n’est pas passionné d’orthographe et que ça t’énerve !
  • J’explique mes limites en me respectant.
  • Je leur dis chaque jour à quel point je les aime et à quel point ils sont spéciaux pour moi.
  • Je n’oublie pas qu’ils sont des êtres à part entière et que je n’ai aucun droit sur eux, sur qui ils sont. Je suis là pour les accompagner et les aider à bien grandir, pas les façonner.
  • Ils sont parfois punis : Attention je compte jusqu’à trois… 1, 2 , 3 et j’applique ! (ahahah)
  • JE RESPIRE ! Sinon parfois, bah je crie aussi !

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Illustration : La talentueuse Jessica Hamelle  (Mes enfants sont drôles – Jessica Hamelle Illustrations) –  https://www.facebook.com/mesenfantssontdroles/?fref=ts

 

Attention, je ne suis pas parfaite et je ne moralise pas les autres parents. J’expose ici simplement ma vision de l’éducation. J’emmène mes enfants au fast-food, je les laisse regarder tous les dessins animés qu’ils veulent, ils mangent des bonbons et parfois aucun fruit / légume de la journée. Bon pas tous les jours ou du moins pas tout en même temps ! Mais chaque parent suit son rythme, son choix… je souligne simplement que les enfants sont des êtres et que nous devons les accepter et les respecter !

Si vous avez des remarques, des envies d’échanger sur le sujet, j’en serais ravie !!! N’hésitez pas !

 

 

 

Lettre à mon fils

Mon amour,

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Aujourd’hui, comme chaque année, je choisis le 2 avril pour t’écrire cette lettre annuelle dans laquelle je te rappelle ô combien je t’aime et ô combien tu es fantastique, même si je te dis ces mots chaque jour. Je choisis ce jour non pas pour te dire que je pense plus à toi en ce jour de sensibilisation à l’autisme, mais parce que ce jour, les manifestations des gens qui nous entourent me touchent et me rappellent que contrairement à ce que certains pourraient penser, ce n’est pas toi qui as de la chance de m’avoir comme maman, mais moi qui suis terriblement fière que tu m’aies choisie pour être ta maman.

Peut-être me savais-tu assez forte pour vivre avec toi simplement d’amour et de joies ? Je me dis souvent que tu es arrivé dans ma vie pour m’apprendre des choses et me rappeler l’insouciance, l’innocence du moment présent. Le bonheur du quotidien passe par des sauts dans les flaques d’eau et les rires associés, ces rires qui te font pétiller les yeux, par des jeux, de la complicité et surtout par de l’amour. Parce que crois moi, je t’aime. Je t’aime quand tu ris, quand tu pleures, quand le quotidien t’est difficile et que tu craques, fatigué de devoir paraître.

Je t’aime quand tu me détestes, quand je suis celle qui t’arrache à tes rêves pour te ramener, un court instant, dans la cruauté du monde réel.

Je t’aime quand on rit, quand on partage ces moments privilégiés, quand je suis simplement auprès de toi. J’aime ton émerveillement face aux histoires que je te raconte et celle que j’écris. J’aime ton intérêt pour le monde et ta soif illimitée de connaissances. Je t’aime comme une maman aime son fils.

Ne laisse pas le monde effacer ce doux sourire, les autres te dire que tu es différent. Je veux que tu regardes ces personnes qui se moquent d’une personne différente d’eux quand tu respectes les centaines qui sont différentes de toi. Je veux que tu les regardes et que sois fier de ta différence, de qui tu es.

Ris encore, cherche des escargots, des limaces, parle moi encore de la vie de la ruche, des dinosaures, des astéroïdes et aurores boréales. Vis tes passions, vis tes rêves et continue de sourire chaque jour comme tu le fais.

Ne laisse pas les difficultés te briser. Jamais. Les difficultés sont un tremplin vers ta réussite. A force d’essayer, de persévérer, tu réussiras. Tu auras peut-être plus de combats que les autres mais sache que même si je dois y laisser mon énergie et même ma vie, tu auras toujours mon soutien, mes encouragements et mon admiration.

J’admire ta force, ta capacité à voir de la magie en chaque chose, à aimer simplement.

Tu as le droit de pleurer. Tu peux être malheureux, en vouloir à ceux qui te bousculent, ceux qui ne te comprennent pas. Tu peux crier, hurler tant que tu le voudras car tu as raison, c’est pas juste.

Viens, on va rire, on va jouer, on va ignorer les autres, les oublier ! Viens mon amour, donne moi la main, allons au parc, ris si tu le veux, crie quand tu descends le toboggan, pleure quand tu perds ta bille, mais ignore ceux qui nous regardent, ceux qui nous montrent du doigt, ceux qui disent que tu es malpoli, coléreux, capricieux, mal élevé. Viens, on s’en fout !

Un jour je t’ai demandé de me faire une place dans ton monde et je sais maintenant que jamais plus je ne veux en sortir. C’est tellement formidable de rire de tout, d’apprécier à nouveau le bonheur de faire des bulles, de leur courir après, de lire un livre et d’en discuter, de parler de joie, de peine et d’apprendre avec toi. Merci de partager avec moi ton univers, de me faire confiance, de me tenir la main quand tu as peur, de pleurer dans mes bras quand tu te poses des questions sur la vie, sur son sens, sur ton avenir.046

Merci d’être entré un jour dans ma vie. Je t’aime.

Toi, mon fils, que les autres disent autiste…

Aujourd’hui, nous sommes le 2 avril, c’est la journée de sensibilisation à l’autisme.

Ce qui me dérange, c’est que des journées de sensibilisation soient utiles… ça démontre que l’on vit encore dans un pays qui n’intègre pas encore totalement dans ses structures et dans le quotidien de ses citoyens le handicap sous toutes ses formes, l’inclusion des personnes en situation de handicap ainsi que l’information du public sans stigmatiser.

Aujourd’hui, les personnes atteintes de troubles du spectre autistique (TSA) sont cataloguées et incomprises. Les stéréotypes et les adjectifs qualificatifs tels que « débile » ou « bizarre » sont le réel quotidien de bien des personnes en situation de handicap. Problème d’éducation ? D’information ? Quoi qu’il en soit, ces mots blessent, restreignent et sont gravés dans la mémoire du plus petit enfant qui a été victime de ces mots, de ces moqueries… et de l’adulte qu’il sera, des années plus tard.

En France, les aides, les prises en charge, les structures, la scolarité, l’accompagnement des personnes en situation de handicap est minimaliste. Beaucoup de familles se tournent vers les prises en charge proposées en Belgique. En fait, une frontière nous sépare du respect, de l’aide, de l’insertion et des prises en charge dignes de ce nom. C’est moche ! Et je doute fort que le futur Président de la République change ça.

En ce qui me concerne, je suis la maman d’un garçon formidable de 6 ans et demi qui a été diagnostiqué autiste de haut niveau (Syndrome d’Asperger ou similaire, les troubles autistiques étant larges).

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Mon Lucas, mon soleil ! Je me souviens du jour du diagnostic. Même si je le savais, au fond de moi, depuis longtemps. Je n’ai pas été choquée, je n’ai pas pleuré. J’ai souri, soulagée, me sentant écoutée. Je remercie le pédiatre de mon fils d’avoir su m’écouter, persuadé que sa médecine ne faisait pas le poids face à l’instinct maternel.

 

Etre autiste de haut niveau, c’est avoir un potentiel intellectuel élevé et, à l’inverse, vivre dans cette routine intellectuelle, fermé au changement, incapable de décrypter les émotions, les informations extérieures et ne pas pouvoir gérer ses propres émotions qui sont généralement décuplées.

Je pourrais vous peindre un tableau négatif, vous parler de la difficulté de la routine, de la peur du changement, de l’importance des mots, du partage comme on le voit dans la plupart des reportages. Je pourrais vous parler pendant des heures de la difficulté à avoir une vraie prise en charge, des aides, des soins, sans devoir passer par des spécialistes dont les honoraires, non remboursés, ne sont pas couverts par les minces allocations que l’on octroie aux parents pour l’éducation de leur enfant en situation de handicap. Je pourrais aussi débattre sur l’école, sur l’exclusion de certaines activités et sur le fait que j’ai choisi de renoncer à mon activité professionnelle pour aider mon fils au quotidien, pour s’habiller, l’aider à manger, le récupérer à la sortie de l’école, l’aider à comprendre les autres.

Ah… et je pourrais aussi vous parler des hurlements, des crises d’angoisse, de nerfs, des insultes en cas de colère ou de non respect d’une routine indispensable à l’équilibre de la journée de mon fils.

Oui être parent d’un enfant dit autiste c’est dur. Oui ça fait mal au coeur et on se sent souvent seul et incompris… Tiens finalement, comme ces enfants que l’on juge…

D’ailleurs, récemment, face au poids de la solitude, du surmenage, j’ai craqué. Un matin,  mon fils m’a simplement dit qu’il n’avait pas besoin de moi et que je pouvais retourner travailler. J’ai pleuré. pleuré, pleuré… je voulais que le temps s’arrête, que la vie me laisse un peu de répit. J’ai souvent tendance à oublier qui je suis, à mettre de côté mes besoins et émotions au profit du quotidien de mon fils. Et forcément, je me suis pris le retour du bâton en pleine gueule.

Mais cet aspect négatif de la vie et le terme « autiste », ce n’est pas ce que je retiens de mon garçon. Ce que moi je vois ? Un garçon de 6 ans et demi qui adore jouer aux billes, courir, jouer à chat, les dessins animés, les dinosaures, les voitures et les déguisements Star Wars.

C’est lui mon fils ! Et oui, il crie quand il parle, mais c’est parce qu’il est content ! OUI il a tendance à répéter les choses en boucle, mais c’est parce qu’il attend une réponse. Il est curieux de tout. Il aime les sciences, l’histoire, la géographie, les reportages animaliers et il a toujours des tas de questions concernant l’évolution.

En fait, il est formidable tout simplement !

Et j’aimerais que vous, adultes, vous grandissiez, vous tendiez la main, souriez à une personne différente. Que vous partagiez un instant avec une personne qui pourrait changer votre vie, vous apprendre bien plus sur vous que vous ne le pourriez seul.

J’aimerais que vous appreniez à vos enfants la tolérance, le respect, le partage. Car finalement, les enfants eux, ne font que reproduire les enseignements des adultes… et la cruauté de leurs mots blesse. La douleur que ressent un enfant lorsque ses camarades le rejettent est incommensurable. La confiance est ébranlée.

Vos enfants sont les adultes de demain et j’espère que mon fils grandira dans un monde où il sera respecté, compris et intégré.

Ce que je voudrais dire à mon fils, c’est de croire en lui comme il le fait chaque jour, de ne pas laisser les autres changer ce qu’il est, un enfant capable de réussite, un enfant capable de construire, rêver, imaginer, créer et inventer sans fin, sans lassitude.  Je voudrais aussi qu’il sache que même si parfois je suis fatiguée, mes bras l’accueilleront toujours pour un réconfort, un câlin, un partage, mon sourire sera la réponse à son amour et surtout, que toujours il pourra compter sur moi, dans chaque combat.

C’est ainsi que j’ai choisi de l’éduquer. Comme l’enfant formidable qu’il est, tout en respectant les difficultés qui sont siennes.

Si vous souhaitez en discuter, si vous avez envie d’échanger, de partager, sachez que j’en serais ravie ! J’aime papoter et ce sujet me passionne.

Mais avant tout, au nom de tous les autistes du monde, merci de m’avoir lue.

 

 

 

 

 

 

C’est l’histoire de trois chromosomes 21…

Tandis que sur les blogs et réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon fait la une, Marine Le Pen est montrée du doigt, François Fillon n’en parlons pas, j’ai choisi d’écrire sur un sujet tout autant d’actualité puisque nous sommes le 21 mars, journée mondiale de la trisomie 21 ou syndrome de Down.

Aujourd’hui, en France, le regard sur la différence est à l’image des politiciens, minable voire même malsain.

Le Syndrome de Down est généralement synonyme d’exclusion scolaire, sociale, professionnelle. Et pourtant, une inclusion bien menée, à mes yeux, est source de partage et d’enrichissement, tant pour la personne en situation de handicap, que pour l’entourage, la compréhension, l’acceptation.

Il est dommage que le regard porté sur une personne différente soit celui de la peur, de l’incompréhension et que ce regard se traduise par une exclusion.

 

Mais en fait, si vous réfléchissez, nous vivons carrément dans un pays qui ferme les yeux sur le handicap, prétextant lui donner une importance majeure avec le droit à l’école pour tous (qui diminue le budget des écoles spécialisées – Mais évidemment, en école publique, le personnel n’est pas formé pour l’accueil des enfants différents, à besoins spécifiques, et au final, on les éjecte pour les placer en ULIS, en centres adaptés..), l’insertion professionnelle des travailleurs en situation de handicap (en fait, le concept  est glauque – l’entreprise reçoit une subvention, sinon, à part pour faire les sacs poubelles et les cartes de l’UNICEF, le taux d’embauche serait aussi faible que le QI de François Fillon), les accès facilités (genre les ascenseurs toujours en panne à La Poste ou la CPAM)…

J’ai un profond dégoût pour ce fonctionnement hypocrite qui semble convenir au commun des mortels. Mais … sérieusement, un putain de chromosome 21 en plus et la personne en face est une sous-merde à jeter aux oubliettes ?

Mais en fait, la trisomie 21, vous savez ce que c’est ? Pitié, épargnez-moi les termes « mongoliens », « débiles », « retardés »… Parce que je ne vous dis pas que vous êtes cons quand je vous parle. Juste que votre pensée est différente, votre vision intéressante et que j’espère que vous serez capables de comprendre.

Pour un peu de culture, vous trouverez ici la Trisomie 21 expliquée :

http://www.t21.ch/trisomie-21-expliquee/

Pour cette journée particulière de sensibilisation à la différence, au rejet des personnes différentes, j’ai un profond respect pour les associations qui se battent au quotidien pour obtenir des droits, des aides et une insertion complète.

Alors pour les jolis yeux d’Emma 5 ans, qui a un joli tutu rose, un sourire heureux, d’Erwan, l’ami de mon fils, qui rit, aime les câlins, le judo, les voitures et les bébés ET pour tous ceux qui sont comme nous avec la seule particularité de posséder ce fameux chromosome 21 de trop… j’ai décidé de suivre le mouvement lancé par certaines associations et de porter des chaussettes dépareillées.

Parce que la différence n’est pas ridicule, parce que le regard des autres est important, parce que ceux qui jugent n’en souffrent pas… j’espère que beaucoup oseront aujourd’hui montrer qu’être différent c’est aussi un atout.

Bonne journée.

 

Et si on faisait confiance aux enfants comme aux grands ?

Qui a dit qu’un enfant ne pouvait pas méditer ou philosopher ?

Avez-vous déjà tenté de discuter réellement avec un enfant de trois ans ? Les enfants s’intéressent à tout, vivent le monde avec émerveillement. Ils touchent et inventent, voient et transposent. Et surtout, les enfants s’interrogent… et interrogent en permanence ceux qui voudront bien leur apporter les éléments de réponse qu’ils attendent.

Si vous tendez l’oreille, si vous portez votre regard à hauteur d’un enfant, vous apprendrez qu’ils sont capables de bien plus que ce que le pensons…

J’ai regardé mon fils plus d’une fois sans le voir. J’ai entendu ses questions, j’en ai éludé certaines mais j’ai décidé un jour de l’écouter et j’ai été fascinée par l’ampleur du raisonnement. Plus profond, plus puissant que celui d’un adulte qui se contentera d’une réponse sans chercher ce fameux « pourquoi ? MAIS POURQUOI ? » que les enfants ne se lassent jamais d’employer et pour lequel ils reçoivent cette fameuse réplique : « Parce que ! »… Parce que nous ne savons pas et que nous ne voulons pas chercher, parce que nous décidons à sa place qu’il a assez d’informations ou parce que nous n’avons plus envie de répondre.

Tout simplement parce qu’en fait, nous n’écoutons pas assez les enfants.  Nous avons tendance à limiter leur potentiel sur des croyances populaires datant du moyen-âge.. ou un peu après, je vais être sympa.

Et pourtant… pourtant ils ont tant de choses à nous apprendre.

Un ami qui me connaît bien m’a offert le livre de Frédéric Lenoir « Philosopher et méditer avec les enfants ». Je suis adepte de la méditation depuis des années mais je n’avais jamais entraîné mon fils dans cette aventure (parce que je le pensais sans doute trop petit pour se poser des « vraies » questions).

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Ce livre raconte l’extraordinaire aventure vécue par Frédéric Lenoir auprès des enfants…. Et c’est bluffant. Il les a écoutés, il les a guidés dans des expériences de philosophie, les a initiés à la méditation et leur regard sur les grandes questions que nous avons est tellement pur, tellement vrai et tellement approfondi que j’ai été touchée, émue.

Mon fils souffrant de TSA, il me semblait improbable de l’emmener dans ce monde. Et une fois de plus, mes croyances m’ont poussée vers la limitation de mon fils. Il en est capable.

Je lui ai demandé ce qu’était le bonheur pour lui. Une question difficile même pour nous. Il m’a répondu que pour lui c’était simplement sourire et vivre en étant content. Si vous trouvez cette réponse simple et concise, alors vous n’avez pas compris sa réponse.

Posez la question à vos enfants, écoutez-les, demandez leur « pourquoi ? » et gratifiez les de votre attention car les enfants, si nous ne les limitons pas, sont capables de tout. Ayez confiance en leur potentiel, en leur force.

J’ai compris qu’il me fallait écouter les récits de mon fils, même ceux interminables dans lesquels le méchant finit par disparaître et tuer la sorcière au bout de 58 minutes de « et après ».

Leurs intérêts ont autant de valeur que ceux d’un adulte.

Méditez avec vos enfants, répondez aux questions, cherchez à développer ce qui les intéresse car au final, grâce à ça, ils sauront que vous avez confiance, qu’ils sont dignes d’intérêt et ils se construiront sur cette confiance et cette soif de découverte.

Merci Frédéric Lenoir de m’avoir ouvert les yeux.

 

 

 

 

Vivre ses rêves, tout simplement

Aujourd’hui, je vais essayer de répondre aux quelques questions posées au sujet de ma vision de la vie, du pourquoi de ce changement, des décisions évidentes et celles qui sont plus difficiles et du rêve que je me suis fixé.

Pendant des années, j’ai été consommatrice de superflu et je n’étais pas forcément heureuse pour autant. Le bonheur est relatif et chacun en a sa vision. La mienne est de vivre simplement en acceptant les difficultés et en vivant pleinement ce qui m’épanouit. Chaque expérience permet de grandir, de voir ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas, ou plus.

Pour les adeptes du Livre de la Jungle, souvenez-vous de cette légendaire chanson « Il en faut peu pour être heureux » interprétée par un Baloo dansant et mangeant des bananes. Et bien, c’est un mode de vie que j’aime (non pas manger des bananes, juste me contenter de peu).

Il y a évidemment des choses essentielles dont je ne pourrais pas me passer (certaines d’ordre sentimentales comme des cadeaux, des souvenirs de famille, comme le vieux moulin à café de ma grand-mère totalement inutile mais tellement rempli d’amour).

J’ai juste constaté qu’acheter des vêtements, du maquillage, du trop plein ne me rendait heureuse que sur le moment, comme pour compenser un manque, un besoin fictif créé par un besoin imaginaire.  Une bonne partie des choses achetées dormait sur une étagère ou un tiroir.

Je remettais les choses à demain, en me disant qu’un jour ou l’autre, j’aurais le temps de trier. Finalement, on se rend compte que cette phrase, on l’applique pour tout… sortir avec une copine, lire un livre, etc.

Remettre les choses à plus tard revenait à remettre à plus tard le bonheur dont j’avais besoin pour sortir de cette bulle qu’est la vie de mère au foyer. Certaines peuvent s’y épanouir. Moi pas. Je ne suis pas malheureuse auprès de mes enfants, bien au contraire, mais l’épanouissement personnel est moindre. Pourtant, je m’investis à fond. Je veux que chaque jour soit pour mes enfants un jour de bonheur. Mais… et pour moi ?

Oui parce que bon… rendre ses enfants heureux, leur offrir un rêve, c’est bien beau mais vivre son propre rêve reste important. Si on ne vit pas son rêve, comment montrer aux autres la voie du bonheur ?

Alors je me suis dit que si ce n’était pas maintenant… il était possible que je ne le vive jamais ce bonheur.

Etre une autre personne ne me convenait plus. Alors en enlevant le superflu de ma vie, j’ai commencé à respirer, à apprécier ce que j’avais ! J’ai retrouvé des objets qui dormaient, oubliés, qui font sans doute le bonheur d’une autre personne.

Je veux être heureuse chaque jour. Me réveiller épanouie et prête à prendre chaque minute qui passe comme un moment agréable. Je ne veux plus redouter demain.

J’ai bien d’autres rêves, d’autres projets, d’autres envies, mais pour le moment, je préfère y aller petit à petit. Un jour, je le sais, j’aurai ce dont je rêve en cet instant précis.

Ce sont mes choix, en rien une morale ou une leçon de vie. Juste ma vision du bonheur.

 

 

 

 

 

 

Et un jour, tu te réveilles en voyant le monde autrement… et tu deviens militante écolo / minimaliste en pleine métamorphose

Bonjour !

Après quelques mois de pause, j’ai décidé de vous faire part aujourd’hui de ce que j’ai vécu pendant ce laps de temps où je me suis absentée du blog, de Twitter et de ma page Facebook.

J’ai fait le choix, pendant quelques temps, de me centrer sur l’essentiel, éviter le superflu. Je me suis enfermée dans ma bulle, avec mes enfants, mes livres… et… j’ai repris mes études ! Enfin bref, un jour, je me suis réveillée en me demandant si j’avais accompli mes rêves, mes objectifs et si ma vie me semblait être celle que je voulais.

Et… non…

J’ai tellement de choses en tête, de projets, d’envies et au final, je laisse sans cesse le temps me submerger, les choses s’entasser et parfois même sombrer dans l’oubli d’un tiroir.

Ce matin là, je me suis assise sur le bord de mon lit et j’ai pleuré. Cette vie, finalement, n’était pas la mienne.

Et d’un seul coup, tout m’est apparu comme une évidence : il fallait changer. Changer de vie, atteindre mes rêves et sans attendre.

J’ai donc regardé en arrière, puis je me suis projetée dans une vie qui me ressemble. Sans artifices, sans superflu, sans hypocrisie.

Je me suis souvenu de mes 18 ans et de cette folle envie d’aider les autres, de m’investir pour changer le monde de ceux qui souffrent…

Alors j’ai commencé par m’inscrire dans des formations en médecines douces (aromathérapie, programmation neuro-linguistique, hypnose et sophrologie) – en cours actuellement.

J’ai aussi décidé, pour ma famille et moi, de mener une vie plus saine, moins pleine de ces « trop de choses » (emballages, surconsommation, produits chimiques, et objets inutiles)… Je suis actuellement en train de réaliser le point auquel tout ce que nous possédons me rend malheureuse. Je contemple les placards qui débordent de ces choses que je n’utilise pas (comme les médicaments), je regarde ce qui est à portée de nous au quotidien et que nous oublions (la simplicité, le plaisir).

Je me suis aussi remise à écrire, sur les projets que j’ai avec mon amie et qui ont pris beaucoup de retard parce que je ne me sentais plus capable d’avancer en étant devenue cette autre personne.

Tout n’est pas rose tous les jours et il me reste beaucoup de choses à accomplir pour devenir vraiment celle que je souhaite être. Mais les choses se feront petit à petit (pour ne pas faire peur à ceux qui m’entourent non plus !)

Voici ce par quoi j’ai débuté :

Les produits cosmétiques : LA VACHE ! Je ne savais même pas que j’avais autant de produits (que je n’utilisais évidemment pas, et finalement TANT MIEUX !)  .. HOP ! Crèmes pour ci et pour ça ont été remplacées par un flacon de gel natif d’aloe vera. Les shampooings et gels douche qui laissent une couche de produits chimiques incroyable sur la peau (BEURK) ont été remplacés par un shampooing galet et un savon saponifié à froid (de chez pachamamai)…  Pour le maquillage, j’en mets peu. Je suis encore à la recherche d’une marque éthique, bio de préférence….

Les produits d’entretien : Lessive / adoucissant / produit vaisselle / produit pour les vitres / produit pour le sol / produit multi-usage / produit anti-calcaire / crème à récurer… ok… POUBELLE ! Vinaigre blanc, blanc de meudon, bicarbonate de soude, eau, savon noir et huile de coude… une maison rénovée qui sent le frais. Du linge souple et propre et surtout… adieu les réactions cutanées et la mort prématurée des machines à laver.

Les vêtements : On se contente de peu. On évite d’avoir 250 tenues et paires de chaussures (wahouuu pour une fille ça semble inconcevable non ?) … BAH en fait NON. Si on choisit bien ses basiques (classique robe noire, jean, pantalon habillé, chemisiers, gilets), le reste peut être accessoirisé au fil de la mode / des saisons et on peut revendre et racheter (vides dressing et autre sont devenus mes amis !)

L’alimentation : On oublie les produits emballés (notamment pour les goûters des enfants) et on revient à la pâte à tartiner, au pain, aux goûters préparés par une maman aimante. On oublie le pain de la boulangerie, on le fait (sur la base de la recette des baguettes magiques de rose, disponible en faisant une petite recherche). On consomme autrement. On évite les plats bourrés de graisses au quotidien et on essaie de manger plus équilibré (j’ai dit on essaie !) … et vraiment je n’envisage pas un retour en arrière … les yaourts maison, les plats maison ont une toute autre saveur… je ne pense plus être capable de manger un liégeois de grande surface…

Bon, il y a toujours des vilains pour se moquer et me qualifier de « hippie » et autres… mais à vrai dire… je m’en fiche ! J’espère juste que mes proches comprendront mes choix et éviteront de bourrer mes gosses de saloperies industrielles, autant que possible… parce que bon ce sont des enfants et je sais bien qu’un bon fast food et des chocolats sont aussi une source de plaisir…

Ce que j’envisage maintenant ! 

Réorganiser tout mon appartement au niveau du rangement en procédant à un tri méticuleux des choses inutiles (vaisselle, plats, vêtements,…) et ranger selon la méthode de Marie Kondo (livre disponible un peu partout)… 🙂

Voilà… ! J’y crois  🙂