Et si on faisait confiance aux enfants comme aux grands ?

Qui a dit qu’un enfant ne pouvait pas méditer ou philosopher ?

Avez-vous déjà tenté de discuter réellement avec un enfant de trois ans ? Les enfants s’intéressent à tout, vivent le monde avec émerveillement. Ils touchent et inventent, voient et transposent. Et surtout, les enfants s’interrogent… et interrogent en permanence ceux qui voudront bien leur apporter les éléments de réponse qu’ils attendent.

Si vous tendez l’oreille, si vous portez votre regard à hauteur d’un enfant, vous apprendrez qu’ils sont capables de bien plus que ce que le pensons…

J’ai regardé mon fils plus d’une fois sans le voir. J’ai entendu ses questions, j’en ai éludé certaines mais j’ai décidé un jour de l’écouter et j’ai été fascinée par l’ampleur du raisonnement. Plus profond, plus puissant que celui d’un adulte qui se contentera d’une réponse sans chercher ce fameux « pourquoi ? MAIS POURQUOI ? » que les enfants ne se lassent jamais d’employer et pour lequel ils reçoivent cette fameuse réplique : « Parce que ! »… Parce que nous ne savons pas et que nous ne voulons pas chercher, parce que nous décidons à sa place qu’il a assez d’informations ou parce que nous n’avons plus envie de répondre.

Tout simplement parce qu’en fait, nous n’écoutons pas assez les enfants.  Nous avons tendance à limiter leur potentiel sur des croyances populaires datant du moyen-âge.. ou un peu après, je vais être sympa.

Et pourtant… pourtant ils ont tant de choses à nous apprendre.

Un ami qui me connaît bien m’a offert le livre de Frédéric Lenoir « Philosopher et méditer avec les enfants ». Je suis adepte de la méditation depuis des années mais je n’avais jamais entraîné mon fils dans cette aventure (parce que je le pensais sans doute trop petit pour se poser des « vraies » questions).

Philo

Ce livre raconte l’extraordinaire aventure vécue par Frédéric Lenoir auprès des enfants…. Et c’est bluffant. Il les a écoutés, il les a guidés dans des expériences de philosophie, les a initiés à la méditation et leur regard sur les grandes questions que nous avons est tellement pur, tellement vrai et tellement approfondi que j’ai été touchée, émue.

Mon fils souffrant de TSA, il me semblait improbable de l’emmener dans ce monde. Et une fois de plus, mes croyances m’ont poussée vers la limitation de mon fils. Il en est capable.

Je lui ai demandé ce qu’était le bonheur pour lui. Une question difficile même pour nous. Il m’a répondu que pour lui c’était simplement sourire et vivre en étant content. Si vous trouvez cette réponse simple et concise, alors vous n’avez pas compris sa réponse.

Posez la question à vos enfants, écoutez-les, demandez leur « pourquoi ? » et gratifiez les de votre attention car les enfants, si nous ne les limitons pas, sont capables de tout. Ayez confiance en leur potentiel, en leur force.

J’ai compris qu’il me fallait écouter les récits de mon fils, même ceux interminables dans lesquels le méchant finit par disparaître et tuer la sorcière au bout de 58 minutes de « et après ».

Leurs intérêts ont autant de valeur que ceux d’un adulte.

Méditez avec vos enfants, répondez aux questions, cherchez à développer ce qui les intéresse car au final, grâce à ça, ils sauront que vous avez confiance, qu’ils sont dignes d’intérêt et ils se construiront sur cette confiance et cette soif de découverte.

Merci Frédéric Lenoir de m’avoir ouvert les yeux.

 

 

 

 

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